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Journal intime des parents

« Avec du recul, nous avions fait de nombreux changements qui nous semblaient anodins, mais qui ont dû être très importants pour elle. »

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Les priorités évoluent lorsque l’on a trois enfants

Vanessa, Melbourne, Australia


Être enceinte d’Anaïs était vraiment excitant. Nous avons passé des heures et des heures à nous organiser et à faire des achats, et à son arrivée, tout le monde est venu nous voir en nous offrant de nombreux cadeaux. Pour le premier enfant, on dépense des fortunes dans des accessoires dont on n’a pas besoin et rien d’autre ne compte plus que votre bébé.

Lorsque l’on attend le second, ce n’est pas la même chose, même si on leur consacre encore une grande partie de notre temps et de notre attention au début. C’est pour cela qu’à l’arrivée de Sam, nous ne nous sommes pas rendu compte combien cela était stressant pour Anaïs. Elle avait alors 2 ans et demi, et même si l’on avait déjà eu de bonnes conversations avec elle, elles se limitaient à ce qu’elle voulait faire ou manger. Il n’était nullement question de quelque chose d’aussi complexe que les sentiments. Elle se montrait toujours plutôt enjouée et sage, et nous n’avons remarqué aucun changement sur le moment. Jusqu’au jour où j’étais de sortie avec des amies et l’une d’entre elles m’a fait remarquer à quel point les cheveux d’Anaïs semblaient clairsemés. Et quand j’y ai regardé de plus près, c’était évident. Je n’arrivais pas à croire que nous ne nous en étions pas rendu compte.

Les priorités évoluent lorsque l’on a trois enfants

Dans les mois qui ont suivi la naissance de Sam, Anaïs a perdu presque tous ses cheveux. Les médecins nous ont annoncé que cela était dû au stress. Nous nous sentions affreusement mal. Avec du recul, nous avions fait de nombreux changements qui nous semblaient anodins, mais qui ont dû être très importants pour elle. Nous avions déménagé, changé de nounou, remplacé son berceau par un lit (ce qu’elle voulait vraiment), supprimé la sucette et apporté un nouveau petit frère à la maison. Nous pensions que nous faisions vraiment tout étape par étape, mais cela a dû être trop pour elle. Et ce n’était pas une situation que nous pouvions résoudre en un clin d’œil. Nous avons dû ralentir la cadence et passer plus de temps avec elle. Il a fallu des années pour que ses cheveux repoussent totalement.

Quand nous avons découvert que j’étais de nouveau enceinte, nous étions morts d’inquiétude, pour Anaïs mais aussi pour Sam. Anaïs a tendance à intérioriser ce qu’elle ressent. Nous lui avons donc beaucoup parlé, pour la préparer à faire face aux changements à venir et nous assurer qu’elle n’en retirait aucun stress. La grossesse n’était pas une expérience nouvelle cette fois-là, il était donc plus facile de se concentrer sur toute la famille et non uniquement sur le nouveau bébé. Et nous n’accordions plus vraiment d’importance aux accessoires. Nous n’avons presque rien acheté pour Roman. Nous avons décoré le bureau et acheté la majorité de ce dont nous avions besoin d’occasion. J’imagine que l’enthousiasme n’est plus aussi fort, car il y a moins d’organisation et d’adorables achats, mais cela reste excitant pour d’autres raisons. De meilleures raisons.

Cela ne fait qu’une semaine qu’il est là, mais jusqu’ici, tout va bien. Anaïs et Sam adorent littéralement leur nouveau petit frère. Ils n’arrêtent pas de lui faire des câlins et veulent m’aider en permanence. Je suis si soulagée, sans compter que cela vient totalement changer nos valeurs familiales. Nous savons désormais ce qui est important, à savoir passer du temps ensemble et non faire des achats. C’est une atmosphère plus positive, plus saine, pour chacun d’entre nous.

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