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Journal intime des parents

« J’avais le sentiment d’être la plus mauvaise mère au monde, comme si mon corps n’accomplissait pas ce pour quoi il était fait... mais mon bébé se portait comme un charme ! »

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Allaiter n’a pas été facile mais ça en valait vraiment la peine.

SUKARI, BOSTON.


Sukari

Kévin s’est mis à téter de suite. Il prenait bien le sein et se nourrissait vraiment bien. Cela me remplissait de joie car je savais que j'avais un bébé grand et maigre, et je voulais m’assurer qu’il recevait tous les nutriments dont il avait besoin.

Sauf que bien entendu, allaiter son enfant n’est pas si facile. Très vite, il s’est mis à recracher son lait. Il ne vomissait pas vraiment, il se contentait de le crachouiller instantanément. J’étais très inquiète qu’il n’en ingurgite pas assez. J’avais le sentiment d’être la plus mauvaise mère au monde, comme si mon corps n’accomplissait pas ce pour quoi il était fait. J’en pleurais. Pourquoi refusait-il d’avaler correctement ? Cela a duré des mois et des mois.

Lorsque des amies me demandaient : « Combien de millilitres il boit ? », je n’en avais aucune idée et je me sentais encore plus mal. Je l’allaitais mais j’avais l’impression qu’il ne gardait rien. J’ai même téléchargé une application qui comptait le temps qu’il passait à téter chaque sein. J’étais inquiète de savoir s’il avait assez de lait en début de tétée, et  en fin de tétée. Cette situation m’a rendue dingue, au point de perdre complètement mon instinct. J’étais si angoissée que j’ai commencé à utiliser du lait infantile, sans l'avoir vraiment choisi

Et un jour, ma sage-femme m’a dit : « Sukari, il n’y a pas de mauvais lait ». Elle m’a demandé si Kévin s’énervait, s’il pleurait. Ce n’était pas le cas. « Il se porte très bien», m’a-t-elle dit et j’ai cessé d’utiliser l’application.

J’ai aussi trouvé en ligne une image montrant la taille de son estomac. Il était minuscule, aussi petit qu’une prune. J’ai alors compris qu’il prenait bien assez de lait pour remplir son tout petit ventre. Il crachouillait simplement lorsqu’il était rassasié. Dès lors, j’ai recommencé à me fier à mon instinct. Je me suis souvenue de la confiance que j’avais en lui et en mon corps lors de l’accouchement, et je me suis mise à m’écouter et me faire confiance à nouveau.

Tout allait bien jusqu’à ce que la sage-femme décèle des signes qui ne lui plaisaient pas et en un clin d’œil, tout a changé.
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